Marche du premier mars

Site officiel

Contexte général

Au cours de la première moitié du XIXème siècle, Neuchâtel et sa constitution hybride – le pays demeure à la fois principauté du Roi de Prusse et canton suisse depuis 1814 – souffrent du conflit entre libéralisme et absolutisme qui s’étend alors à l’Europe entière.

Les républicains, proches de la Suisse libérale, s’opposent aux royalistes défenseurs de la souveraineté, attachés à restaurer l’Ancien régime et ses privilèges. Deux forces idéologiques et antagonistes entrent en opposition et les idées nouvelles, véhiculées par le libéralisme et le radicalisme, mûrissent.

Devant le refus de réformes, la contestation atteint son point de non-retour en 1831. Le 12 septembre de cette année, une troupe partie du Littoral menée par Alphonse Bourquin tente une première révolution. Sans coup férir, elle occupe le château durant plusieurs jours mais se montre incapable de réunir un gouvernement provisoire. Les royalistes ont raison de cette tentative et la crise est désamorcée grâce à la médiation de commissaires fédéraux. Une amnistie générale est même proclamée.

Désormais le gouvernement sait à quoi s’attendre et veille à réprimer toute rébellion. Une deuxième tentative avorte en décembre 1831. Les arrestations et proscriptions qui s’en suivent portent un coup dur au mouvement républicain. Cette leçon servira les meneurs dans les mesures politiques qu’ils devront prévoir. Les échecs, la forte répression et la censure susciteront également une radicalisation irréversible chez les républicains les plus patriotes. La rupture est donc consommée…

Lire la suite dans le chapitre Ce fameux premier mars.

Texte rédigé par Matthieu Lavoyer, étudiant en Histoire, Université de Neuchâtel, 2009